SUV : Quelle marque est la moins fiable ? Classement 2025

Un SUV neuf sur cinq présente un défaut technique au cours de ses trois premières années d’utilisation, selon les dernières enquêtes européennes. Certaines marques affichent pourtant des scores de satisfaction client élevés, malgré des taux de retour en atelier supérieurs à la moyenne. Des écarts importants se dessinent aussi entre modèles d’un même constructeur, rendant toute généralisation hasardeuse.

Le classement 2025 intègre les données d’experts indépendants, les rapports des organismes de contrôle technique et les retours d’utilisateurs à grande échelle. Les surprises ne manquent pas, avec des marques réputées qui déçoivent et d’autres, plus discrètes, qui tirent leur épingle du jeu.

Fiabilité des SUV en 2025 : les tendances qui inquiètent

La fiabilité des SUV reste sous tension, attisant débats et inquiétudes sur le marché français, mais aussi à l’échelle européenne. Cette année, le verdict est sans appel : les défaillances électroniques se multiplient, notamment sur les modèles hybrides et les SUV compacts de dernière génération. L’offre s’étend, oui, mais la qualité de fabrication ne suit pas toujours le rythme effréné imposé par le marketing des constructeurs.

Un fossé s’élargit nettement entre les acteurs asiatiques et leurs homologues européens. Toyota et Honda gardent leur avance, portées par une expertise solide sur l’hybride. Les Japonais limitent les visites en atelier, même sur le marché de l’occasion, où la décote reste modérée. À l’opposé, les SUV Peugeot, Renault ou Citroën cumulent les ennuis : transmissions capricieuses, électronique qui flanche, retours en atelier de plus en plus fréquents.

Les groupes allemands, eux non plus, n’échappent pas à la tendance. Rappels à répétition chez Audi et BMW, souvent pour des problèmes logiciels ou des capteurs défaillants. En parallèle, Kia et Hyundai s’imposent par une fiabilité rassurante, y compris sur les SUV électriques. Autant dire que l’achat d’un SUV en 2025 réclame une vigilance nouvelle : qualité de fabrication et image de marque ne suffisent plus à garantir la tranquillité des propriétaires.

Pour clarifier les différences, voici les principaux constats de cette année :

  • Les SUV hybrides japonais restent la référence en la matière côté fiabilité.
  • La deuxième génération de SUV compacts européens accumule les déboires techniques.
  • Chez les constructeurs allemands, la multiplication des défauts électroniques finit par entamer la réputation.

Quels sont les défauts récurrents selon les marques ?

La profusion de modèles sur le segment SUV révèle, chaque année, son lot de problèmes redondants qui fragilisent l’image de certaines marques. L’électronique embarquée concentre l’essentiel des plaintes, surtout sur les hybrides rechargeables et les véhicules électriques. Les systèmes d’infodivertissement affichent leur lot de lenteurs, plantages, écrans tactiles défaillants : Peugeot, Renault, Citroën ne sont pas épargnés. Du côté d’Audi et BMW, c’est la valse des bugs logiciels et des alertes fantômes sur les aides à la conduite qui énerve les conducteurs aguerris.

En ce qui concerne moteurs essence et diesel, la fiabilité varie sensiblement d’une génération à l’autre. Certains modèles Ford, par exemple, traînent une courroie de distribution fragile, synonyme de casses précoces. Les transmissions automatiques, elles aussi, déçoivent souvent. La boîte 7G DCT (chez Mercedes et Hyundai notamment) ou la boîte Powershift (chez Ford) provoquent à-coups et blocages imprévus, au point de nécessiter parfois un remplacement complet.

À l’inverse, les constructeurs asiatiques limitent la casse. Les Suzuki Vitara et Swift traversent les années sans gros souci, tandis que les SUV coréens affichent une robustesse mécanique supérieure à la moyenne. En revanche, Land Rover, Alfa Romeo et plusieurs modèles du groupe Stellantis restent englués dans une succession de pannes électriques et de soucis persistants de fabrication.

Pour mieux distinguer les points faibles, voici les défauts les plus fréquemment signalés selon les marques :

  • Électronique embarquée : bugs fréquents chez les Européens.
  • Transmissions automatiques : toujours des faiblesses chez Ford, Mercedes.
  • Moteurs thermiques : courroie fragile chez Ford, incidents sporadiques sur certains modèles français.

Classement 2025 : les SUV les moins fiables à la loupe

La publication du classement 2025 des SUV les moins fiables redistribue les cartes. Les retours d’expérience, compilés sur le marché français et européen, mettent une nouvelle fois le groupe Stellantis dans la tourmente. Peugeot, Citroën, Opel subissent les critiques : qualité de fabrication en question, électronique capricieuse, boîtes automatiques défaillantes, arrêts impromptus du système d’infodivertissement, défauts d’étanchéité à répétition. L’image de marque s’en retrouve sérieusement écornée.

Dans le haut de gamme, Land Rover et Jaguar n’arrivent pas à redresser la barre. Leurs SUV, malgré un certain prestige, souffrent de problèmes de fiabilité récurrents : capteurs qui lâchent, alertes fantômes, immobilisations prolongées chez le garagiste. Les propriétaires, lassés, n’hésitent plus à exprimer leur mécontentement, surtout sur les hybrides et les modèles électriques.

La déception s’étend aussi à plusieurs constructeurs allemands, à contre-courant des attentes du public. Mercedes, BMW, Audi : certains de leurs SUV compacts déçoivent. Problèmes de boîte 7G DCT, bugs logiciels, défaillances du multimédia… l’ingénierie « à toute épreuve » vacille. De l’autre côté, les marques asiatiques comme Kia, Hyundai et Toyota maintiennent leurs bonnes performances, loin de ces tracas européens.

Voici un résumé des marques selon leur niveau de fiabilité observé en 2025 :

  • Moins fiables en 2025 : Peugeot, Citroën, Opel, Land Rover, Jaguar
  • Image dégradée : Mercedes, BMW, Audi
  • Fiabilité reconnue : Toyota, Kia, Hyundai

Jeune femme anxieuse dans un salon de concession automobile avec un SUV en arrière-plan

Comment bien choisir son SUV face aux risques de pannes ?

La popularité des SUV ne se dément pas, mais la question de la fiabilité pousse chaque acquéreur à redoubler de prudence. Avant de se décider, il faut récolter des informations fiables, loin des slogans publicitaires. Consultez les indices de pannes publiés par les organismes indépendants, et confrontez-les aux retours d’expérience des propriétaires en France. Aujourd’hui, la réputation d’une marque ne suffit plus : chaque modèle, chaque génération, peut réserver des surprises. Les défauts d’une version n’épargnent pas forcément la suivante.

L’avis des professionnels, garagistes, techniciens, reste une boussole précieuse. Leur expérience met en lumière les pannes les plus fréquentes : soucis de boîte automatique, électronique embarquée récalcitrante. Miser sur un SUV ayant fait ses preuves depuis plusieurs années reste une valeur sûre, en particulier chez Toyota, Honda ou Subaru, régulièrement salués pour leur robustesse. Les classements fondés sur la qualité de fabrication sont aussi à scruter : un SUV fiable, c’est moins de passages en atelier, et un budget maintenance maîtrisé.

Avant d’arrêter son choix, il s’avère aussi judicieux d’éplucher les rapports de contrôle technique de chaque modèle visé. Autre point à ne pas négliger : la disponibilité des pièces détachées, les délais d’intervention, la réactivité du réseau après-vente. Pour l’achat d’occasion, exiger un historique limpide devient une nécessité. Quant aux SUV hybrides et électriques, mieux vaut accorder une vigilance particulière à l’état des batteries et à la gestion de l’électronique embarquée.

Marques à privilégier Modèles à surveiller
Toyota, Honda, Subaru, Hyundai Certains Peugeot, Citroën, Land Rover, Jaguar

La prudence reste le meilleur allié de l’acheteur. Derrière l’effet vitrine, la fiabilité se mesure dans la durée. Ce sont les SUV capables d’aligner les kilomètres sans broncher, appuyés par un service après-vente solide, qui finissent par s’imposer dans le garage des familles françaises.

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